En une

Fétichisme et critique de la modernité [Entretien]
Critique communiste (Juin 1994)

De Fétichisme et Société (1973) à Critique du travail (1987), Jean-Marie Vincent développe une critique de la modernité capitaliste en systématisant la théorie du fétichisme de la marchandise de Marx. Tour d’horizon des questions soulevées par une théorie restée toujours marginale dans la tradition marxiste et qui, pourtant, engage toute la problématique marxienne de la valeur.




Les derniers articles

Ensemble en Europe contre la droite extrémiste
L’Humanité (Mars 2000)

La montée de la droite extrémiste et populiste en Autriche interpelle les citoyens de l’Europe tout entière. Il ne s’agit pas d’un événement purement local qu’expliqueraient seules les particularités de l’histoire autrichienne.


Pourquoi l’extrême-droite
Les Temps modernes (Avril 1985)

Comme beaucoup d’observateurs l’ont remarqué, les succès du Front National et de Jean-Marie Le Pen ont pour toile de fond la crise actuelle de la société française. L’économie de la croissance et de la prospérité a cédé la place à l’économie de l’austérité et du chômage. La désillusion, voire le désespoir ont, pour beaucoup de couches de la société, remplacé la confiance dans l’avenir ou le sentiment de vivre au moins dans des conditions supportables. Depuis le grand tournant de 1976, plus rien n’est comme avant et les traumatismes sociaux se sont accumulés au fur et à mesure que des équilibres anciens se trouvaient secoués.


Les aventures de la planification en Allemagne de l’Est
Les problèmes de la planification socialiste (Mars 1966)

Cet exposé sera d’abord descriptif car il est difficile de trouver, sans examen approfondi, des conceptions théoriques ou des lignes d’intervention relativement claires dans les récentes réformes de la planification en Allemagne de l’Est ou dans ce qu’on peut appeler les aléas de la planification en Allemagne de l’Est. Je pense qu’il faut partir en premier lieu d’une rapide définition des caractéristiques de l’Allemagne de l’Est pour situer l’originalité du problème par rapport aux problèmes qui peuvent se poser dans d’autres pays tels que l’U.R.S.S. ou, encore plus loin, la Chine ou le Vietnam du Nord et la Corée du Nord.


Avant-propos
Les Problèmes de la planification socialiste (Décembre 1968)

La planification est une question en général mal connue des militants socialistes et révolutionnaires. Deux tentations se présentent à eux : ou bien considérer que le problème est essentiellement technique, c’est-à-dire finalement de peu d’importance, ou au contraire prendre des positions tranchées en sous-estimant la complexité des rapports économiques, sociaux, et techniques, qui concernent directement ou indirectement la planification. Il ne s’agit naturellement pas d’affirmer que seule une attitude moyenne entre ces deux extrêmes est juste, il s’agit de prendre conscience de la nécessité d’examiner sérieusement, malgré les difficultés, la thématique de la planification socialiste.


Le marxisme déformé et inachevé
Politique et philosophie (Janvier 1975)

Le marxisme subit aujourd’hui de nouveaux assauts. Mais ces attaques ne viennent plus, pour l’essentiel, des défenseurs de l’ordre social bourgeois. Ce sont des révolutionnaires désabusés qui dressent contre lui le réquisitoire le plus sévère. Pour eux, le marxisme s’est peu à peu identifié au pouvoir et à la raison d’Etat, il n’est donc pas cet instrument de libération qu’il prétendait être, ni cette critique radicale qui ne s’arrêterait devant aucune puissance établie. Il faut au contraire y voir une manifestation par excellence de la pensée dominatrice et de l’aspiration à l’ordre présente chez lui dès les débuts.


Du Goulag à l’Abbaye de Vézelay
Rouge (Juillet 1977)

André Glucksmann se prend pour un héraut de la liberté. Son livre « les Maîtres Penseurs » se donne pour but explicite la défense de la pensée libre et la traque du totalitarisme du concept. Il pourchasse l’injonction, l’impératif, la formule dictatoriale, la vérité qui ne tolère plus de questions et se donne pour définitive. Il croit faire l’éloge des chemins qui ne mènent nulle part, de l’humeur vagabonde, du droit à l’erreur et de l’errance dans l’inutile.


La sociologie en temps de crise
Futur antérieur (Février 1994)

Il n’y a jamais eu de sociologie véritablement unifiée. Des écoles ou des courants ont pu à certains moments dominer la scène, c’est-à-dire les institutions universitaires et de recherche, cette domination n’a jamais été sans partage.


Construire l’Europe et la politique autrement
Futur antérieur (Janvier 1993)

Après le référendum français sur le traité de Maastricht, après la tempête monétaire qui l’a suivi de peu, la tendance à un repli national honteux est générale dans la communauté européenne. Le référendum a fonctionné en réalité comme une sorte de révélateur des faiblesses de la construction européenne, mais aussi des difficultés des politiques nationales et de la difficulté à faire se rejoindre les deux niveaux.


La dégradation de la vie politique
Futur antérieur (Janvier 1992)

La vie politique en France est en train de se dégrader très rapidement. Les partis établis n’ont à l’évidence plus grand-chose à dire sur les problèmes qui affectent le pays et tendent à s’aggraver. Ils ne disent rien de crédible contre l’augmentation du chômage, ils ne disent rien de crédible sur la façon de faire face d’un changement économique et social rapide qui déstabilise une partie importante des couches moyennes et ébranle nombre d’institutions (de la famille aux syndicats).


Les Enarques et la politique
Futur antérieur (Janvier 1993)

Le parti socialiste se porte mal, il titube et vacille sans savoir très bien comment rétablir son équilibre et délivrer de nouveau message audibles pour une partie importante des Français.


Yougoslavie : la barbarie nationaliste
Futur antérieur (Septembre 1992)

L’éclatement de la Yougoslavie depuis 1990 vient certainement de loin, d’une histoire tourmentée des Slaves du Sud. Mais cela ne dispense pas de s’interroger sur ce qui, ces dernières années, a conduit à la catastrophe actuelle.


De te fabula narratur
Futur antérieur (Mai 1992)

En Europe, et surtout en France, l’anti-américanisme ou plutôt les anti-américanismes sont la plupart du temps des antiaméricanismes de suffisance. On est content de pouvoir affirmer que les problèmes propres à la société américaine ne peuvent pas se présenter de la même façon en Europe, on est aussi facilement porté à déclarer que la culture américaine n’est pas à la hauteur des défis de l’époque.




Les plus lus

L’Etat sans illusion. De l’Etat-Providence au système politique
Connaissance du politique (Mai 1990)

Introduction
La Théorie critique de l’école de Francfort (Janvier 1976)

Remarques sur Marx et Weber comme théoriciens du droit et de l’Etat
Archives de philosophie du droit (Janvier 1967)

West Germany : the reactionary democraty
The Socialist Register (Janvier 1964)

Note pour une histoire de la social-démocratie française
Les Temps modernes (Novembre 1965)

Gramsci (Antonio) - Opere. 8 vol. [compte-rendu]
Revue française de science politique (Octobre 1957)

Qui se ressemble s’assemble
Tribune Socialiste (Janvier 1971)

La révolution ininterrompue et inachevée
Que faire (Novembre 1970)

Pour continuer mai 1968
Les Temps modernes (Août 1968)

Préface
Antoine Artous, Marx, l’Etat et la politique (Janvier 1999)

Un collectif
L’Humanité (Février 2004)

Paradoxes autour du travail
Futur antérieur (Mars 1992)

Sur une exclusion
Initiative socialiste (Janvier 1968)

La Théorie critique n’a pas dit son dernier mot
Variations (Octobre 2005)

Les équivoques de la nation : France et Allemagne
Science(s) politique(s) (Février 1993)

Liberté et socialité
Futur antérieur (Juin 1990)

L’aménagement de l’espace rural
Ecole nationale d’administration (Janvier 1992)

Problèmes d’une stratégie socialiste
Revue internationale du socialisme (Janvier 1965)

La Théorie critique de l’école de Francfort
(Janvier 1976)

Réflexions provisoires sur la révolution de mai 1968
Les Temps modernes (Juin 1968)

Introduction
Max Weber ou la démocratie inachevée (Février 1998)

L’avant-garde des O. S.
Tribune Socialiste (Mai 1971)

La crisi francese
Problemi del Socialismo (Mai 1961)

Samuel Holder, “Jean-Marie Vincent, lecteur exigeant de Marx”
Carré rouge (Décembre 2008)

La légende du travail
La Liberté du travail (Septembre 1995)

Heidegger avec Marx. La politique dans l’élément de la finitude
Critique du travail (Juin 1987)

Encore et toujours le Vietnam
Tribune socialiste (Mai 1967)

Important succès du congrès Vietnam de Berlin
Tribune socialiste (Février 1968)

Origini et prospettive del maggio francese
Problemi del Socialismo (Septembre 1968)

La planification en Yougoslavie
Perspectives socialistes (Janvier 1961)

Theodor W. Adorno (L’école de Francfort et l’idéologie)
Analyse de l’idéologie (Janvier 1983)

Les méandres du pouvoir. De l’aliénation à la liberté
Futur antérieur (Juin 1995)

Le pouvoir dans la représentation
Démocratie et représentation (Janvier 1995)

La méthodologie de Max Weber
Les Temps modernes (Avril 1967)

Mai 1968 und danach
Revolution Frankreich 1968. Ergebnisse und Perspektiven (Janvier 1969)

Trotsky et la politique révolutionnaire
Critique communiste (Novembre 1978)

La domination du travail abstrait
Critiques de l’économie politique (Octobre 1977)

Le marxisme de notre temps vu par Gilles Martinet
Les Temps modernes (Juin 1963)

Transformer le monde ou transformer l’action : réflexions sur l’art, le travail et la politique
Critique du travail (Juin 1987)

Une bourgeoisie en faillitte
Contre la passivité, contre la confusion. Une plate-forme pouir les révolutionnaires (Mars 1972)

La lecture symptomale chez Althusser
Futur antérieur (Décembre 1993)

Author’s Preface to the English Edition
Abstract Labour. A critique (Février 1990)

Dépérissement de l’État et émancipation sociale
Contretemps (Février 2002)

Les grèves sauvages et la lutte politique en Allemagne occidentale
Quatrième internationale (Septembre 1973)

Antoine Artous, "Le marxisme comme théorie critique"
Critique communiste (Mars 2004)

Introduction
L’Etat contemporain et le marxisme (Janvier 1975)

Revolution Frankreich 1968. Ergebnisse und Perspektiven
André Glucksmann, André Gorz, Ernest Mandel, Jean-Marie Vincent (Janvier 1969)

Max Weber, Robert Michels, Antonio Gramsci et le parti ouvrier
Le Droit, la politique autour de Max Weber, Hans Kelsen, Cal Schmitt (Janvier 1995)

Marx, la religion du quotidien et de la modernité
Futur antérieur (Décembre 1991)

Vers une nouvelle étape de l’escalade
Tribune socialiste (Octobre 1966)



Site
consacré
aux écrits
de
Jean-Marie
Vincent
(1934-2004)


Autrement dit, beaucoup de marxistes récusent l’idée d’un dialogue permanent entre l’individu et la société qui l’environne, dialogue autorisant des expérimentations, des allées et venues, des participations différentielles au social. Ils s’enferrent dans l’utopie abstraite (les organigrammes d’une société sur-organisée) et dans la nostalgie d’une simplicité et d’une transparence sociales qui n’ont en réalité jamais existé. Ce faisant, ils démontrent à quel point ils reflètent (sans le comprendre) le traumatisme qui a affecté, et affecte si profondément beaucoup de couches sociales à la suite de la dissolution des formes sociales traditionnelles.

Liberté et socialité











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Toutefois le temps passant et les textes s'accumulant, il peut désormais avoir vocation de rassembler les écrits de Jean-Marie Vincent dans leur ensemble.

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